Corée : l’aventure du coiffeur

J’ai imaginé de nombreuses fois les situations suivantes sous forme de bande-dessinée rigolote, sauf que, ne maniant pas du tout l’art du crayon, j’ai décidé de vous en parler à travers les mots (au risque d’être moins claire et surtout moins drôle).

Une petite précision avant d’entrer dans le vif du sujet : le coiffeur a toujours été « une aventure » pour moi. Je mets toujours beaucoup de temps entre la décision d’aller chez le coiffeur et l’acte d’aller chez le coiffeur, pour la simple raison que je déteste m’y rendre.
Oser prendre le risque de changer de coiffeur (et de coupe), pénétrer dans l’atmosphère étouffante et bruyante du salon de coiffure, entre sèche-cheveux et produits qui sentent fort le chimique, faire face à la question de mon dernier shampoing sans se sentir jugée, devoir faire la conversation, subir un brushing sans l’avoir demandé… (soupir et resoupir)

Vous pouvez alors imaginer la situation encore plus délicate d’aller chez le coiffeur à l’étranger. Heureusement, depuis que je suis en Corée, l’envie de changer de tête ne m’a pas encore prise, et je me contente de couper les pointes, redégrader un peu et c’est tout.

Depuis mon arrivée, je crois avoir testé trois ou quatre coiffeurs différents.
Petit détail : il y a vraiment, mais vraiment, énormément de coiffeurs en Corée, que cela soit des chaînes (moins présentes qu’en France il me semble) ou des petits coiffeurs à leur compte, et il n’est pas rare d’en voir trois ou quatre dans la même rue. La clientèle est bien sûr variée : entre les mamies qui se permanentent les cheveux courts (et se les teignent), les femmes ou les hommes qui se teignent les cheveux de couleur parfois « naturelle » suspecte ou avec des nuances originales et assumées, il y a de quoi faire.
D’ailleurs, si vous vous demandez pourquoi si peu de personnes âgées ont les cheveux blancs, ne cherchez pas plus loin : elles ont acheté un produit au supermarché ou sont allées chez le coupe-tifs.

À chaque fois, l’expérience a été différente, et c’est ce qui rend la situation plutôt surprenante lorsque l’on est habitué à la routine du shampoing-coupe-brushing.
En effet, toutes ces étapes peuvent être mélangées selon l’habitude du coiffeur :

  • On coupe sur cheveux secs, puis on vous fait un shampoing et on vous les sèche.
  • On vous les humidifie simplement avant de les couper et de les sécher (avec brushing). Le shampoing est optionnel.
  • On vous les mouille comme pour un shampoing (mais sans shampoing), on vous les coupe et après on fait le shampoing avant de passer au brushing.

Imaginez toutes étapes sans que l’on vous annonce ce qui passe, juste en suivant le mouvement ! (et là je vous laisse imaginer ces situations avec une touche d’humour en format BD)

J’ai également eu la petite surprise de ne pas avoir eu les cheveux effilés une fois, car je ne l’avais pas demandé (ni cherché comment le dire), car ce qui me semblait une évidence lorsque l’on dégrade les cheveux n’en était tout simplement pas une.

À présent que j’ai décidé de retourner chez la même coiffeuse, les mêmes rouages sont en place, je passe à l’étape deux, sans shampoing, dans une atmosphère non surchauffée ni asséchée, juste la télé qui diffuse en général un drama, et en oubliant de préciser que je ne voulais pas de brushing… (soupir)

Le tout pour une somme dérisoire comparé à la France : environ 8 euros ! Une expérience à moindre coût mais, comme vous l’avez compris, avec beaucoup de surprises à la clé.

 

Et vous ? Avez-vous tenté l’expérience du coiffeur à l’étranger ?

 

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